À propos

À propos

Mon rapport à la photographie...

C’est par l’observation que j’approche la photographie.

Que ce soit au travers de l’astronomie, l’ornithologie ou des paysages, la contemplation et la compréhension provoque chez moi un émerveillement qui m’amène doucement à vouloir partager mon regard.

Guidé par la nature, la fascination et l’introspection qu’elle me procure, je ressens très vite le besoin d’explorer sobriété et conscience. Consommer plus réfléchie, anticiper l’impact de mes actes et l’envie de retourner aux sources dirigent mon regard et mon attrait vers l’artisanat et la cuisine.

Me rapprocher du faire devient une nécessité. Même si j’expérimente différentes activités avec joie, c’est essayer, découvrir et me plonger dans l’univers des personnes pour qui le geste est devenu comme un prolongement de l’esprit qui me procure le plus de plaisir. Mais comment tenter de comprendre pleinement un domaine sans le pratiquer pendant plusieurs années ? Comment explorer la multitude d’activité sans simplement les effleurer ?

Concevoir la photographie comme un moyen qui me libère.

A travers elle, se dessine une opportunité de fusionner mon envie de créativité et de découverte, la possibilité de combiner ce qui m’anime. Apprendre, m’exprimer, et échanger. Une chance de pouvoir mettre en cohérence mes valeurs tout en participant à une vision commune. Mon approche photographique s’oriente donc vers la compréhension et l’échange, vers la création d’une collaboration. Mettre ma passion au service de l’artisanat, c’est l’occasion, à mon échelle, de valoriser ceux et celles qui fabriquent, cultivent et pensent de belles et bonnes choses. C’est tenter de réorienter les regards en direction de celles et ceux qui inscrivent leurs valeurs, leur engagement et leur persévérance dans leur travail et leurs créations.

Prolonger l'échange...

S’il vous parait possible que nous collaborions, vous aurez compris que je voudrai en savoir plus à votre sujet. Pour moi, une collaboration réussie nécessite de l’échange, une compréhension mutuelle de l’autre.

Tout ce qui peut favoriser la naissance d’une complicité empathie positivement sur la coopération.

Je propose donc, à ceux qui le souhaite, avant notre premier échange, un aperçu de mon univers

Pour aller plus loin...

La photographie, à ces débuts, n’était pas considéré comme un art mais plutôt comme une reproduction exacte de la réalité. Or, la réalité étant infinie, mouvante et subjective, vouloir en faire une reproduction exacte n’a par définition pas de sens.

Créer un cadre, c’est justement ce qui fait de la photographie un art. Le cadre donné par le photographe, ce qu’il y inclus, comment et pourquoi, offre un axe d’interprétation. Il tente, au travers de son regard qui lui est propre, de nous montrer sa perception de la réalité ou la perception de sa réalité. Se mettre dans la peau d’un autre c’est changer de point de vue et c’est cela qui questionne. Le miens de regard se construit relativement tardivement.

L’astronomie, la photographie animalière et de paysage sont mes premiers encrages. Se formant avec la prise de recule et l’introspection, mon regard se bâtit autour de l’observation, de sa nécessité à s’oublier pour voir. Toujours trouvé deux lectures dans l’observation n’a fait qu’alimenter ma curiosité. La première relève du fait d’assister, de la sensation que quelque chose se dévoile à nous. C’est la découverte. Elle provoque très souvent un émerveillement pur. La seconde provient avec la compréhension. Certains diront qu’elle peut ôter à la magie. Ce peut parfois être vrai. Pour ma part, elle conduit à un autre enthousiasme, celui de découvrir à nouveau. Comprendre, c’est presque pouvoir entrer dans un univers, pouvoir le partager, et cela provoque chez moi un nouvel émerveillement. C’est observer avec un peu du regard de ce que l’on observe. On subit un déplacement, on regarde sous un angle neuf. Comprendre que le carré est un cube, c’est en percevoir la profondeur, le relief, c’est le redécouvrir. Il prend à nos yeux une tout autre dimension.

A l’échelle des phénomènes, de l’humain et de la vie, les points de vue ; et donc, les dimensions ; sont en ce sens presque infinis. Un terrain de jeu immense où entrer dans l’esprit d’une autre pousse à l’introspection, où la multitude des subjectivités pousse à l’humilité, où la sensation de faire partie d’un tout nait partout et grandit sans cesse.

J’observe donc dans un premier temps, je m’émerveille, sans forcer la compréhension. Puis je m’émerveille à nouveau, quand, lors d’une seconde lecture, j’ai les clés pour entrer dans un univers. Une complicité en émerge, un lien particulier et unique se forme entre le sujet et moi. La sensation pour moi de
comprendre ce qui anime l’autre et pour l’autre, la sensation d’avoir transmis un peu de ce qui l’anime. Comme deux particules qui fileraient à toute vitesse et se retrouveraient en un point.

Mon désir, au travers de la photographie, c’est de réussir, grâce à l’immersion, à mettre en image un univers. Si j’ai les clés pour entrer dans un univers et les capacités à le retranscrire en images, c’est la possibilité de pouvoir le partager avec d’autres, la possibilité d’étendre et de ramifier ces liens, de mettre en abîme cette connexion.

Il n’est pour moi pas un hasard si tant de personnes aujourd’hui CHOISISSENT de revenir à des métiers de l’artisanat. Les raisons me paraissent autant sociétales que personnelles mais surtout discutables. Elles témoignent inévitablement ; pour moi ; d’un besoin pour l’humain d’être autant acteur dans la conception que dans la réalisation, de la satisfaction que procure la participation, voire la maitrise, de tout le processus créatif. Satisfaction délaisser, voir réduit au néant dans une société qui plaide la spécialisation ultime, la rentabilité maximum, la fragmentation absolue de toutes les actions dans un savoir-faire. L’humain se transforme en étape. Sa satisfaction dans l’accomplissement d’un acte se dissous, on tente de la combler dans la consommation. Elle devient consolation.

L’artisanat s’oppose pour moi à cette hérésie. Agissant sur les différentes étapes du processus, l’artisan intègre sa personnalité, son introspection son regard à sa création. Sans parler de l’interaction avec la matière, de la sensation de faire partie d’un tout, il profite de la jouissance de matérialiser une pensée. Le produit final contient son histoire, celle de l’humain.

Je suis convaincu que ces métiers, malgré leurs difficultés inhérentes, servent la construction d’un futur plus humain. J’espère grâce aux images, aider à véhiculer ces valeurs, les rendre plus visibles, plus présentes.

Merci pour votre temps et votre lecture.

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